thiên hạ sự mùa ôn dịch :Sa Hoàng mới Poutin/Putin muốn chiếm lại Ukraine/Ukaina ???

Libération

Crise en Ukraine: des Occidentaux bien divisés face à Moscou

Ukraine, la drôle de guerredossierTensions à la frontière ukrainienne : Macron va proposer un «chemin de désescalade» à PoutineLe président français doit s’entretenir prochainement avec son homologue russe. En parallèle, une réunion entre les conseillers diplomatiques français, allemands, russes et ukrainiens doit avoir lieu mercredi à Paris.Europe24 janv. 2022Autour du conflit ukrainien, divisions et cacophonieEditorial24 janv. 2022Ukraine-Russie : à la frontière, la possibilité d’une ireEurope24 janv. 2022abonnésvoir tous les articles sur Ukraine, la drôle de guerrePanique côté Royaume-Uni et Etats-Unis, tentative de tempérer côté Union européenne, incapacité des Vingt-Sept à se mettre d’accord sur des sanctions… Face à un Poutine qui avance ses pions en Europe, les occidentaux manquent de clarté et ne parviennent pas à afficher un front uni.

Face à Vladimir Poutine, il n’y a pour l’heure que la faible armée ukrainienne. (Alexander Zemlianichenko/AP)

par Jean Quatremer, correspondant européen

publié le 24 janvier 2022 à 19h27

La coordination au sein de l’Alliance atlantique est au beau fixe… Sans prévenir leurs alliés européens, Etats-Unis et Royaume-Uni ont décidé de rappeler les familles de leurs diplomates en poste en Ukraine ainsi qu’une partie de leur personnel, une invasion russe pouvant survenir «à tout moment». Une annonce qui a fait monter d’un cran la tension, déjà élevée, dans la région. Pris à contre-pied, les Européens ont tenté de calmer le jeu. «Nous savons très bien quel est le degré des menaces et la façon dont il faut réagir. Il faut éviter de jouer avec nos nerfs et les réactions alarmistes qui ont même des conséquences financières, s’est agacé lundi Josep Borrell, le ministre des Affaires étrangères de l’Union, à l’issue d’une visioconférence avec Anthony Blinken, le secrétaire d’Etat américain. Je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit de nouveau qui puisse augmenter le sentiment de peur d’une attaque immédiate.» Pas question donc, pour l’instant, de suivre Londres et Washington, même si Paris déconseille désormais tout voyage «non essentiel» en Ukraine.

Entre les cafouillages répétés des Américains, Joe Biden ayant affirmé qu’une «incursion mineure» russe n’aurait pas les mêmes conséquences qu’une offensive généralisée, le jeu trouble – et largement tributaire des problèmes intérieurs de Boris Johnson – des Britanniques, qui multiplient des annonces menaçantes, et la prudence ontologique des Européens, motivée tant par leur faiblesse militaire que par leurs divergences d’intérêts, on ne peut pas dire que les Occidentaux offrent un front uni propre à décourager Vladimir Poutine d’avancer ses pions en Ukraine.

Des sanctions qui divisent les Vingt-Sept

Face à lui, il n’y a pour l’heure que la faible armée ukrainienne. Le maître du Kremlin sait qu’aucun pays occidental n’est prêt à envoyer des troupes se battre à ses côtés, en dépit d’un accord de 1994 qui garantit l’intégrité territoriale de l’Ukraine en échange de la rétrocession à la Russie des armes nucléaires présentes sur son sol. L’Otan a certes annoncé ce lundi un renforcement de son dispositif dans ses pays membres d’Europe de l’Est, mais il s’agit surtout d’un signal envoyé à Moscou, qui exige précisément le retrait de l’alliance des Etats de l’ex-URSS.

Sur le plan des sanctions promises par les Occidentaux, la clarté ne semble pas non plus de mise. Réunis lundi à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE n’ont pas été capables de préciser la nature des «conséquences massives et des coûts élevés» dont ils menacent la Russie en cas d’invasion de l’Ukraine. Si la Commission a bien préparé une série d’options, elles divisent profondément les Vingt-Sept. La réduction proposée des achats de gaz et de pétrole russe (-43 % pour le gaz, -20 % pour le pétrole selon l’AFP), par exemple, affecterait certes durement la Russie à moyen terme, mais aurait aussi un effet dévastateur à très court terme sur les Européens, déjà confrontés à une flambée des prix de l’énergie.

Plan d’aide à l’Ukraine de 1,2 milliard d’euros

L’UE est en effet largement dépendante du gaz russe, qui représente un tiers de sa consommation. En cas de réduction des importations, les pays les plus affectés seraient d’abord ceux d’Europe centrale et orientale, mais aussi l’Allemagne et, dans une moindre mesure, la France, dont 20 % du gaz consommé vient de Russie. Depuis la crise gazière de 2008 entre Moscou et Kiev, les gazoducs européens ont certes été dotés de valves bidirectionnelles, qui permettent de renvoyer du gaz vers les pays qui en auraient besoin, et donc de limiter la casse. Mais l’impact pour les ménages et les entreprises serait néanmoins terrible, d’où l’enthousiasme limité à entrer dans un cycle supplémentaire de sanctions dont l’efficacité reste, en outre, à prouver. Dimanche, le chancelier allemand Olaf Scholz a ainsi appelé à la «sagesse» dans l’examen des éventuelles mesures de rétorsion, compte tenu des «conséquences» qu’elles auraient pour l’Allemagne. Berlin a d’ailleurs fait retirer une proposition visant à couper Moscou du système mondial de paiement bancaire Swift, comme l’envisagent les Américains.

En attendant, l’Union va faire ce qu’elle fait le mieux : renforcer son soutien financier à Kiev. La Commission a annoncé lundi qu’elle allait proposer un plan d’aide de 1,2 milliard d’euros, qui doubleraient l’aide bilatérale pour 2022 et s’ajouteraient aux 17 milliards de subventions et prêts déjà octroyés à l’Ukraine depuis 2014.

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