Cách chống dịch của Tây/Rentrée sous Covid-Liberation

Libération

Rentrée sous Covid

Protocole sanitaire à l’école  : le variant va-t-il rentrer dans le rang ?

La pandémie de Covid-19 en FrancedossierCovid et rentrée des classes : la seule protection qui vaille s’appelle «vaccin»Si les protocoles sanitaires dans les écoles sont nécessaires, la protection la plus efficace reste la piqure.Editorialil y a 16 minVisite de Gabriel Attal à Nice : des rendez-vous ont-ils été déplacés pour remplir le centre de vaccination ?CheckNews23 août 2021Jeunes et variant delta : la fin de la récréationSanté23 août 2021abonnésvoir tous les articles sur La pandémie de Covid-19 en FranceAprès avoir longtemps entretenu le flou, le ministre de l’Education nationale a fini par préciser les règles pour la rentrée du 2 septembre. Sans convaincre les syndicats ni les parents d’élèves.

A l’institut Sainte-Geneviève, une école privée parisienne, le 7 mai 2020. (Philippe Lopez/AFP)

par Cécile Bourgneufpublié le 23 août 2021

Alors que le variant delta risque de jouer les trouble-fêtes, Jean-Michel Blanquer le promet : la rentrée sera «la plus normale possible». Très flou jusqu’à présent, le ministre de l’Education nationale a apporté, dans le Journal du dimanche, quelques précisions sur le protocole sanitaire qui entre en vigueur le 2 septembre pour 12,5 millions d’élèves. Le niveau 2 du protocole, qui en prévoyait quatre en fonction de la circulation du virus, a été retenu : cours en présentiel à effectif complet, port du masque obligatoire à l’intérieur dès le primaire, brassage limité entre les différents niveaux scolaires ou encore sports de contact interdits à l’intérieur.

Y aura-t-il des ajustements en fonction des territoires ? «Des mesures spécifiques» doivent être prises cette semaine aux Antilles et sans doute en Guyane a annoncé Jean-Michel Blanquer, affirmant que la rentrée s’est bien déroulée à la Réunion, où le niveau 2 s’applique. La Polynésie, qui reconfine sa population, ferme déjà ses écoles face à la flambée de l’épidémie. En métropole, les conditions de rentrée restent pour le moment les mêmes partout alors que le taux d’incidence est onze fois plus élevé dans les Bouches-du-Rhône que dans la Creuse, par exemple. «La donne a changé avec ce variant très contagieux donc il faut des déclinaisons différentes sur le territoire, prévientGuislaine David, secrétaire générale du SnuiPP, principal syndicat du primaire. Avec une trentaine de médecins, scientifiques, enseignants et chercheurs, la syndicaliste a cosigné une tribune publiée dans le Monde. «Il apparaît aujourd’hui impensable, pour la majorité des départements français, d’envisager une reprise au niveau 2 du protocole sanitaire, alors que le taux d’incidence chez les 0-19 ans est cinq fois supérieur à celui de la rentrée 2020», alertent les signataires.

«Protéger les enfants, ce n’est pas les enfermer»

Selon les modélisations de l’Institut Pasteur, les mineurs pourraient en effet représenter jusqu’à la moitié des contaminations en septembre. Même s’il existe peu de cas graves chez les plus jeunes, ces derniers ne sont pas non plus épargnés par des complications ou des «Covid longs». Face à la forte contagiosité du variant delta, enseignants et parents craignent des fermetures de classes en cascade dans le primaire où la règle reste la même que l’an dernier : portes closes au premier cas déclaré. «C’est une mesure moyenâgeuse, fulmine Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE, la principale fédération de parents d’élèves. C’est incompréhensible d’un point de vue éducatif et sanitaire. Protéger les enfants, ce n’est pas les enfermer à la maison.»

La gestion des cas contacts et des cas positifs change en revanche au collège et au lycée. En juillet dernier, Jean-Michel Blanquer avait annoncé que les élèves non-vaccinés seraient «évincés» en cas de Covid-19 dans leur classe. Finalement, seuls les élèves à la fois non-vaccinés et cas contacts d’un jeune testé positif seront isolés sept jours. Lorsqu’un cas survient dans une classe, le chef d’établissement établit une liste des élèves ayant été en contact rapproché et sans masque avec l’élève testé positif. Les parents sont prévenus : leur enfant doit s’isoler sept jours, sauf s’il est vacciné ou s’il a eu le Covid dans les deux mois précédents. Les élèves cas contacts vaccinés ou immunisés pourront donc revenir avec une attestation des parents. La liste des contacts à risques sera retransmise à l’Assurance maladie qui pourra vérifier le statut vaccinal des élèves.

600 000 tests salivaires par semaine en primaire

Au collège, les sixièmes seront bien soumis au même protocole alors qu’ils n’ont pas encore 12 ans et n’ont donc pas accès à la vaccination. «C’est une mesure inefficace puisque certains parents pourront très bien ne pas déclarer la situation réelle de leurs enfants», redoute Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. Côté sorties scolaires, le pass sanitaire ne sera pas exigé dans les lieux où les élèves ne seront pas mélangés au public, comme dans les piscines ou les bibliothèques. Il le sera en revanche à partir du 30 septembre dans les musées notamment, où les élèves non-vaccinés devront faire un test. Bientôt payants, ces derniers pourraient toutefois rester gratuits pour les jeunes.

Autorisés à se faire vacciner depuis le 15 juin, 56 % des 12-17 ans ont reçu une première injection au 19 août et 32 % deux doses. Pour accélérer la cadence, le gouvernement promet des centres mobiles de vaccination à l’intérieur ou à proximité des établissements scolaires pour les élèves de 12 ans et plus. La vaccination ne sera pas obligatoire mais le dispositif inquiète les parents d’élèves opposés au vaccin.

Pour limiter les contaminations, Jean-Michel Blanquer assure vouloir généraliser les capteurs de CO2 et prévoit d’aider les collectivités qui auraient des difficultés à s‘équiper. Mais aucune enveloppe budgétaire n’a pour le moment été allouée et le ministre se montre plus réservé quant à l’efficacité des purificateurs d’air. Et les tests dans tout ça ? Jean-Michel Blanquer promet qu’ils seront de nouveau déployés à la rentrée à hauteur de 600 000 tests salivaires par semaine en primaire. Reste à convaincre les parents du bien-fondé de ces dépistages qui n’avaient pas rencontré un franc succès l’an dernier.

Để lại lời nhắn

Điền thông tin vào ô dưới đây hoặc nhấn vào một biểu tượng để đăng nhập:

WordPress.com Logo

Bạn đang bình luận bằng tài khoản WordPress.com Đăng xuất /  Thay đổi )

Google photo

Bạn đang bình luận bằng tài khoản Google Đăng xuất /  Thay đổi )

Twitter picture

Bạn đang bình luận bằng tài khoản Twitter Đăng xuất /  Thay đổi )

Facebook photo

Bạn đang bình luận bằng tài khoản Facebook Đăng xuất /  Thay đổi )

Connecting to %s

Trang web này sử dụng Akismet để lọc thư rác. Tìm hiểu cách xử lý bình luận của bạn.