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États-Unis : deux mois après l’attaque du Capitole, les premiers enseignements de l’enquête

Analyse

Plus de 300 personnes ont été arrêtées pour avoir participé à l’attaque du Capitole le 6 janvier à Washington. Le FBI poursuit sa traque, tout en mettant en garde contre le risque de nouvelles violences émanant de l’extrême droite complotiste.

  • Gilles Biassette,
  • le 04/03/2021 à 19:15

États-Unis : deux mois après l’attaque du Capitole, les premiers enseignements de l’enquête
Des membres de la Garde nationale patrouillent devant le Capitol début mars. Deux mois après l’attaque, les responsables de la sécurité du Congrès craignent de nouveaux rassemblements. Sarah Silbiger/Getty Images via AFP

Deux mois après l’attaque du Capitole, le 6 janvier à Washington, l’Amérique commence à y voir un peu plus clair sur le déroulé de cet événement inédit. Plus de 300 personnes ont été arrêtées et sont aujourd’hui poursuivies, à des degrés divers, pour leur participation à ces violences qui avaient coûté la vie à cinq personnes, dont un policier.i Pourquoi lire La Croix ? La Croix vous explique, avec lumière et clarté, le monde qui vous entoure, afin que vous puissiez bâtir votre opinion. +

Une majorité d’hommes, de tous âges

De ces arrestations émerge un aperçu du profil des assaillants. Le Programme sur l’extrémisme, un centre de recherche de l’université George-Washington (GWU), a analysé les données publiques concernant les 257 premiers cas présentés devant la justice. Un ensemble hétéroclite rassemblant des personnes venant de tout le pays, âgées de 18 à 70 ans, et majoritairement de sexe masculin – 221 hommes et 36 femmes.

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Si certains groupuscules extrémistes, méconnus encore il y a quelques mois, ont fait parler d’eux le 6 janvier, comme les Proud Boys ou les Oath Keepers, des liens avec ces organisations n’ont été démontrés que pour une quarantaine de personnes inculpées. La majorité des participants arrêtés avaient organisé leurs voyages à Washington seul (142 personnes) ou avec des proches partageant leurs convictions (82).

Les milices peu nombreuses, mais aux avant-postes

Les membres des milices, proportionnellement plus présents aux avant-postes de la foule prenant d’assaut le Capitole et plus décidés, ont néanmoins joué un rôle décisif. Leur participation, note le rapport de la GWU, « était probablement une condition préalable nécessaire à l’escalade de violence et au passage d’une foule en colère à l’attaque du Capitole ». À lire aussi À Orlando, Donald Trump se pose en leader du parti républicain

De nombreuses questions restent toutefois en suspens. Comment, en particulier, expliquer le fiasco des forces de l’ordre ? La réponse est toujours peu claire et les différents acteurs se renvoient la balle. Lors d’une nouvelle audition début mars, le chef de la Garde nationale de Washington a affirmé qu’il avait fallu trois heures et dix-neuf minutes au Pentagone pour autoriser le déploiement de ses troupes après la demande du chef de la police du Capitole, débordé par les manifestants. Une commission d’enquête planche sur le sujet.

L’aide des Américains à l’enquête

Pendant ce temps, la traque se poursuit : sur le site du FBI figurent encore près de 400 photos d’individus toujours recherchés. L’aide des Américains est précieuse. « Notre plus grand partenaire dans cette enquête est le peuple américain lui-même, a déclaré le directeur du FBI, Christopher Wray, auditionné le 2 mars par le Congrès. Des citoyens nous ont fait parvenir plus de 270 000 éléments d’information de type digital. Certains ont même pris la douloureuse initiative de livrer des amis ou des membres de leurs familles. »

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Des logiciels de reconnaissance faciale et les listings des téléphones portables actifs dans le Capitole le 6 janvier sont également utiles. Les éléments produits devant la justice indiquent que le FBI a établi une liste des personnes autorisées à être présentes dans le bâtiment. Les numéros de téléphone ne correspondant pas à ces personnes sont considérés comme suspects.

Si cet effort est important pour que justice soit faite, il l’est aussi pour mieux comprendre la menace que représente l’extrême droite. Deux mois après les faits, des membres de la Garde nationale patrouillent toujours dans l’enceinte du Capitole, protégée par des barrières et des fils barbelés. Les forces de l’ordre surveillent « de près différentes informations » sur des rassemblements « potentiels du 4 au 6 mars », ont fait savoir les responsables de la sécurité au Congrès dans une note au personnel du Capitole.

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