Liên hệ kinh tế giữa Mỹ và Âu Châu là khác biệt hay xung đột ??/Les relations économiques Europe/Etats-Unis: Divergence ou convergence?-L’Express

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Hakim EL GHISSASSI (Mediating) - Viadeo

Hakim EL GHISSASSI( ký giả Maroc)

Les relations économiques Europe/Etats-Unis: Divergence ou convergence?

Euro Dollar Images, Stock Photos & Vectors | Shutterstock

Par L’Economiste |

Edition N°:1878 Le 19/10/2004

. Les confrontations sont violentes et visibles. Mais les convergences d’intérêts restent très fortes. L’euro est un mécanisme majeur de protection .LE nombre et la publicité donnée aux dissensions entre les deux grandes économies mondiales, les Etats-Unis et l’Europe, n’ont jamais été aussi grands.

De plus, des divergences, voire des oppositions irréductibles, sont apparues sur les questions des multiples conflits du Moyen-Orient. Est-ce à dire que la coupure interoccidentale est consommée?

Non, pas vraiment, ont répondu les experts réunis par l’Aspen Institute.En cette période d’accélération de la mondialisation et de l’émergence asiatique -plus particulièrement chinoise, de nombreuses convergences d’intérêts entre l’Europe et les Etats-Unis. Au-delà des apparences, l’économie n’est actuellement pas un domaine de confrontation. Les deux partenaires se considèrent à juste titre comme concurrents. Ils affrontent toutefois un certain nombre de défis identiques dans des circonstances similaires, bien qu’ils les abordent différemment et parfois avec un certain décalage: la question de l’évolution de nos structures industrielles et économiques est ainsi pleinement au cœur du débat aux Etats-Unis, alors que ce sujet n’est pas encore vraiment abordé en Europe. Nos structures économiques vieil-lissent et ne s’adaptent pas assez rapidement à un monde qui change sur de multiples plans (industriel, technologique, exportation de services, etc.) et notamment sur celui de la politique au sens le plus large du terme: «Cette évolution modifie le rapport de forces au sein du système monétaire et du système commercial international et la perception que chacun a de sa propre légitimité»..

Les contestations de l’intérieurCette évolution est à la fois globale et structurelle et l’organisation commerciale internationale va connaître de nombreux et rapides bouleversements. «Ce qui s’est passé à Cancun est un phénomène majeur. Ce mélange de coopération et d’opposition euro-américaine, qui a dominé les relations commerciales internationales depuis le début des différents rounds de négociation, est en train d’être dépassé par l’émergence des nouveaux pays industrialisés et les coalitions qu’ils commencent à constituer».Ces coalitions sont certes encore fragiles: elles renvoient toutefois dos à dos l’Europe et les Etats-Unis, remettant en cause aussi bien une libéralisation accrue des services que le mécanisme des subventions agricoles, développées depuis des années au détriment des pays producteurs, en violation flagrante des principes du libre-échange. «Le duo euro-américain aura ainsi des intérêts fortement convergents à essayer de défendre le système commercial international tel qu’il l’avait structuré et qui -sur fond de contestation altermondialiste- est de plus en plus contesté».

En dépit des inévitables mais normaux conflits d’intérêts, une solidarité transatlantique croissante devrait donc jouer dans ce domaine, au-delà, peut-on l’espérer, des bonnes relations qu’entretiennent le commissaire européen au Commerce Pascal Lamy et le secrétaire d’Etat américain au Commerce Robert Zoellick. La délocalisation est aujourd’hui une préoccupation majeure pour nos économies. «Il apparaît très clairement que l’on va assister de plus en plus à l’émigration des emplois les plus qualifiés dans le domaine scientifique et technologique, et notamment en matière de recherche et développement». Cette tendance est désormais visible ailleurs que dans le secteur informatique. Ce phénomène touche les deux continents, mais les Américains, plus que l’Europe, en ont pleinement pris conscience.On assiste ainsi aux Etats-Unis à une croissance économique sans création d’emplois: un nombre croissant d’emplois est transféré en Asie dans le cadre de la délocalisation des cerveaux. On parle à propos de cette délocalisation vers l’Inde et la Chine de jobless recovery. En Europe, il s’agit pour l’instant d’une fuite des cerveaux, plutôt que des emplois.Les entreprises et économies européennes et américaines sont parfaitement intégrées et ont des intérêts convergents. L’Europe est encore la première zone d’investissement des entreprises américaines. Les investissements américains représentent par exemple 45 millions d’euros en France, et près de 265 millions d’euros en Grande-Bretagne. Ainsi, un emploi créé en France par ces investissements représente 8 emplois aux Etats-Unis. L’investissement américain est donc déterminant pour les deux pays. L’industrie et le savoir-faire européen montent en puissance dans certains secteurs tels que l’aéronautique.

La coopération industrielle serait un élément bénéfique pour les relations transatlantiques. Toutefois, comme le remarque un chef d’entreprise français, «les sociétés américaines implantent aujourd’hui des centres de recherche et développement en Europe uniquement dans les quelques domaines où les pays européens ont encore une avance un peu plus forte (par exemple la téléphonie)». Ceci est particulièrement vrai si la société est située sur la côte ouest et donc plus naturellement tournée vers l’Asie. «Les flux humains, financiers et la création de valeurs risquent sur le long terme de ne plus se faire dans le sens transatlantique». A l’instar de l’Alliance transatlantique, les relations deviennent donc optionnelles. . La Chine en embuscadeLa puissance croissante de la Chine est à tous points de vue particulièrement significative. Les économies américaine et chinoise sont de plus en plus interdépendantes, voire sur la voie de l’intégration -bien que l’on puisse prévoir qu’après une période transitoire, les rapports de force reprendront leurs droits. D’ici une vingtaine d’années, la Chine aura une maîtrise technologique égale à celle de l’Occident, avec un outil de production sans équivalent et une compétitivité que l’on ne pourra pratiquement pas rattraper. La Chine entre également progressivement dans le jeu monétaire international.

Un participant constate le face-à-face entre les Etats-Unis, le Japon (et depuis peu la Chine) d’un côté, et l’Union européenne de l’autre côté. Il estime ainsi qu’il y a, «sans complot mais par l’établissement de solidarités dues à des forces profondes, un intérêt profond des Etats-Unis et de la Chine à maintenir sous-évaluée leur monnaie respective, chacun bénéficiant de la croissance de l’autre et de leurs capacités d’exportation vis-à-vis des tiers». On peut enfin évoquer l’importance des questions démographiques, notamment aux Etats-Unis, qui agissent fortement sur l’évolution des valeurs et les perceptions spontanées de part et d’autre. Tant sur le plan économique que politique, la vision n’est pas la même au sein de la population américaine d’origine hispanique ou asiatique, mais l’Amérique évolue aussi par de grands mouvements de population: les Etats-Unis dominés par les côtes est et ouest sont de plus en plus dominés par le sud et l’ouest intérieur. La démographie joue ainsi un rôle non négligeable dans l’appréciation des valeurs et des intérêts de l’autre côté de l’Atlantique.Pour toutes ces raisons, quelques participants s’inquiètent du risque que le dialogue économique transatlantique n’ait plus aujourd’hui beaucoup de fondements -même si l’on souhaite le relancer- ou que les tensions politiques constatées au cours de la session précédente ne se ressentent dans la volonté mutuelle des uns et des autres. D’autres estiment au contraire que la question est moins de relancer l’agenda économique transatlantique que de le renforcer. Un participant européen considère par ailleurs qu’il s’agit moins de problèmes structurels que du «management» des relations euro-américaines. Dès qu’il y a des institutions communes, les crises sont gérées, même si elles gagnent aussi en visibilité: on pense ainsi à la question des bananes, de l’acier, l’aéronautique (Boeing, Airbus), et enfin l’espace, avec les initiatives européennes (Galileo et Ariane)..

Il n’y a pas d’Otan économiqueIl n’y a pas d’équivalent à l’Otan dans le domaine économique. Les affrontements économiques sont donc essentiellement des questions de gestion et de pratique, pas une question d’affrontement fondamental.Le libre-échange dans les deux sens est un succès, même si des initiatives américaines telles que le contrôle des technologies, le «Buy American Act» et les résolutions du Congrès, sont contre-productives à long terme pour l’Europe et les Etats-Unis. La gouvernance est aussi un thème transversal d’entente plus que d’opposition. Il est en effet dans l’intérêt commun des Etats-Unis et de l’Europe de rapprocher leurs politiques en la matière afin qu’elles ne soient pas déconnectées l’une de l’autre, tant sur la régulation des entreprises (fraudes, insuffisance des contrôles, etc.) que sur les questions de concurrence. La convergence progressive des règles de gouvernance permet une unification des pratiques. La gouvernance d’entreprise est encore trop américaine, du fait notamment de la tendance du Congrès -suite aux récents et graves scandales- à prendre des mesures unilatérales et de sa volonté de les extraterritorialiser. Toutefois, l’Europe a désormais la capacité de contribuer à cette unification. Un participant européen propose que l’on fasse le pari d’un marché commun transatlantique.

Au lieu de longues et laborieuses procédures de concertation, de normalisation et d’harmonisation, l’Europe et les Etats-Unis se fixeraient des ambitions et des échéances, comme l’a fait l’Europe pour la réalisation du marché unique en 1992.La politique monétaire et économique de l’Europe a été un point important de discussion entre les participants. La Banque centrale européenne est satisfaite du succès de l’euro, après maints doutes et ironies sur la réussite de celui-ci. Toutefois, «les choses se passent comme si les Etats-Unis, le Japon et désormais la Chine s’étaient implicitement coalisés aux dépens de l’Union européenne». Ces pays maintiennent leurs monnaies sous-évaluées alors que l’euro est fort et que l’Union souffre de l’absence d’une politique économique.Ceci n’est pas sans conséquences. La parité tourne actuellement autour de 1.25/1.30. Il faudrait entreprendre des efforts structurels importants pour que les grands exportateurs européens retrouvent leur compétitivité. En effet, au delà de 1,30 en valeur à long terme et durable, les conséquences industrielles seraient très significatives, plus encore que maintenant.Les relations transatlantiques sont dans ce domaine caractérisées par la différence entre la politique keynésienne des Etats-Unis et l’absence de politique macroéconomique européenne.Un participant rappelle ainsi la formule de Joe Stiglitz, selon laquelle les deux ensembles américain et européen sont totalement contre-intuitifs et ont exactement le contraire des politiques qu’il conviendrait de mener.

Les Etats-Unis en croissance ont une politique de stimulation qui ne cesse d’accroître les déficits, alors que l’Union européenne en stagnation a une politique qui étrangle un peu plus son faible niveau de croissance.Certains soulignent l’absence de politique économique européenne. «Sans caricaturer, la politique macroéconomique de l’Europe soit n’existe pas, soit est tout à fait hémiplégique», d’où une asymétrie entre les Etats-Unis et les Européens, défavorable à ces derniers. Il y a aux Etats-Unis un policy-mix (stabilité des prix et emplois) et une véritable politique de la concurrence. En Europe, la Banque centrale européenne n’a pour objectif que la stabilité des prix. La politique de concurrence intérieure réduit les politiques industrielles et les taux d’intérêt sont maintenus plus élevés que les taux américains. Cela fabrique dès lors un euro fort avec une économie en basse pression et qui n’est pas encouragée à croître davantage.. Heureusement qu’il y a l’euroQuant au budget européen, qui n’est pas un budget fédéral, «une part non négligeable est consacrée aux dépenses agricoles, qui sont plus un élément du passé, et ce budget ne finance pratiquement pas les dépenses d’avenir».Ainsi, «tant que les Européens resteront dans cette situation, qu’ils s’interdiront la gouvernance, qu’ils n’investiront pas collectivement dans la recherche et la formation, dans un effort à la fois public et privé, l’Europe n’existera pas, ou sa politique macroéconomique sera uniquement cet élément monétaire qui pousse à une croissance faible».Il faut néanmoins admettre que l’euro a fait progresser la situation en Europe. Les décisions macroéconomiques américaines actuelles auraient des répercussions désastreuses dans une Europe ayant conservé les monnaies nationales. Les fluctuations du dollar sont objectivement une source de danger, mais qui désormais n’agitent plus l’Europe.Certes, l’euro ne fabrique pas de croissance, mais il supprime des obstacles.

Les pays qui n’y participent pas se reposent derrière l’euro: la livre sterling fluctue autour de l’euro, qui est par ailleurs la seconde monnaie de la Suisse. Il existe une dépendance pratique. A partir de cette interrogation sur l’euro, les débats ont tourné autour de la question des taux de change fixes. Les changes fixes seraient-ils utiles dans le contexte actuel? Certains participants vont jusqu’à évoquer un parallèle entre la France et l’Allemagne d’un côté, l’Europe et les Etats-Unis de l’autre: pourquoi ne pas envisager une fixité des changes ouvrant vers une monnaie unique? Or, il semble que cela ne corresponde pas aux demandes des responsables qui souhaitent plus d’activisme de part et d’autre. Fondamentalement, les taux de change flottants sont un système archaïque. Il est ainsi ressorti de cette session que le domaine économique n’est pas actuellement un domaine de confrontation mais plutôt de convergences, d’approches et de problèmes communs. L’Europe et les Etats-Unis ont chacun une série d’actions économiques spécifiques à mener. Les Américains n’échapperont pas à la nécessité d’entamer une politique rigoureuse de réduction de leur déficit, tandis que l’Union européenne doit enfin établir une politique économique qui n’existe pas: «L’Europe a le plus grand besoin d’une politique de croissance, alors qu’elle reste conservatrice». Il reste toutefois un grand nombre d’actions à mener ensemble : solidarité dans le domaine commercial, dialogue en matière de gouvernance d’entreprise et de politique de concurrence, etc.D’autres défis seront tout aussi importants dans l’avenir et pourraient faire également l’objet de réflexions communes, à l’instar de l’éducation.

C’est par exemple le cas des politiques sociales, de santé et de solidarité. La convergence de l’accroissement de la longévité avec la retraite des «baby-boomers» posera de considérables problèmes de finances publiques en Europe et aux fonds de pension américains, avec de fortes conséquences sur le plan économique. De même, est essentiel un sujet plus sociétal tel que l’immigration, avec des effets économiques importants. On note sur ce point le contraste entre l’anxiété européenne face aux phénomènes migratoires, tandis que les Etats-Unis ont une attitude radicalement différente, avec une administration conservatrice légalisant massivement des clandestins. Il conviendra, concluent les participants au séminaire de l’Aspen, d’approfondir le dialogue transatlantique sur ces nouveaux problèmes afin de mieux les affronter.


Privilège rare

NOTRE correspondant permanent en France et chroniqueur, Hakim El Ghissasssi, a participé au printemps dernier aux travaux de l’Aspen. En principe, ces travaux ne sont pas divulgués. Une exception a été faite pour lui et pour les lecteurs de L’Economiste, qui bénéficient ainsi d’un privilège rare.Les phrases entre guillemets sont des citations des participants au séminaire, mais il n’est pas possible de révéler qui a prononcé ces phrases.


La France, parc de jeux pour Chinois?

UN haut responsable américain a récemment déclaré que l’avenir économique de la France serait un jour d’être un «immense parc touristique pour riches Chinois». Cette phrase a été perçue comme une provocation. Il n’en demeure pas moins que c’est une vraie question, car «si l’on poursuit et extrapole à quelques courtes décennies les tendances actuelles en termes de distribution internationale du travail, les seuls emplois restants aux Etats-Unis et en Europe seront des emplois de proximité que l’on ne peut délocaliser: tourisme, santé etc. Est-ce là notre avenir?»On aborde aussi avec ces sujets la question de l’éducation. La Chine et l’Inde ont de bons systèmes de formation, mais bénéficient de surcroît d’une élite formée aux Etats-Unis, alors que les pays occidentaux et notamment européens n’attirent plus ces élites des nouveaux pays industrialisés. Les Etats européens -particulièrement la France- éprouvent de vraies difficultés à aborder les réformes de leurs systèmes. Du côté américain l’éducation secondaire est en crise et si le système universitaire reste globalement excellent, on constate une nette désaffection des étudiants d’origine américaine pour les carrières scientifiques, qui accueillent en revanche beaucoup d’étudiants d’origine asiatique, qui ne resteront pas forcément aux Etats-Unis. Américains et Européens vont devoir relever ce défi et il serait dans leur intérêt de mener une réflexion commune sur les réformes structurelles auxquelles ils n’échapperont pas.


Business dialogue

UN participant au séminaire de l’Aspen fait l’observation suivante: Nous assistons peut-être à une évolution importante du rôle respectif des entreprises et des pouvoirs publics dans l’organisation de notre agenda économique. «Face à l’incompétence ou l’incurie des pouvoirs publics à réagir à temps aux évolutions, ce sont de plus en plus les entreprises qui prennent le relais, par les actions et réseaux qu’elles tissent entre elles et les actions politiques qu’elles mènent. La revitalisation du transatlantic business dialogue (dialogue transatlantique des affaires) en paraît un signe important». Les entreprises jouent ainsi un rôle croissant et prennent plus de contrôle sur les politiques économiques.


Qui est l’Aspen

L’Institut Aspen France est un centre international d’échange et de réflexion créé en 1983. Organisme indépendant, non partisan et à but non lucratif, son siège est établi à Lyon depuis 1994 dans le cadre d’un accord de partenariat avec les collectivités territoriales en Rhône-Alpes. L’Institut Aspen France est affilié à The Aspen Institute, né en 1949 à Aspen (Colorado), dont le siège est à Washington D.C. et s’inscrit au sein d’un réseau international avec les autres Instituts Aspen basés à Berlin, en Italie, au Japon et en Inde.L’objectif de l’Institut Aspen est double:1- Aider les décideurs issus du monde économique, politique, universitaire, associatif, syndical et des médias, à mieux identifier les défis qu’ils ont à relever en recherchant ensemble les solutions aux problèmes contemporains;2- Favoriser dans un cadre informel la rencontre entre dirigeants appartenant à des univers géographiques, culturels et professionnels différents.La mise en oeuvre de ce double objectif s’effectue dans le cadre de conférences internationales et de séminaires, traitant des grands enjeux politiques, économiques et sociétaux contemporains. L’Institut Aspen France organise en outre des rencontres en région Rhône-Alpes afin de favoriser une confrontation d’idées originales bénéfiques pour le développement territorial de l’Europe.Depuis sa création, l’Institut Aspen a marqué et enrichi la réflexion de plusieurs générations de dirigeants du monde entier et a exercé une influence indirecte mais constructive dans les grands débats internationaux.

Hakim EL GHISSASSI

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