Tìm hiểu đảo quốc Síp(Chypre.Cyprus) quê hương thứ hai của đảng viên CSVN/ĐBQH Phạm Phú Quốc(mua quốc tịch với giá 2 ,5 triệu dollars đầu tư !)

République de Chypre

(el) Κυπριακή Δημοκρατία1

(tr) Kıbrıs Cumhuriyeti


Drapeau de Chypre.

Armoiries de Chypre.
DeviseAucune
HymneΎμνος εις την Ελευθερίαν (Ýmnos is tin Eleftherían, « Hymne à la Liberté »)
Description de cette image, également commentée ci-après

Chypre au sein de l’Union européenne (en vert clair).

Description de cette image, également commentée ci-après

Carte détaillée du pays.

Forme de l’ÉtatRépublique présidentielle
Président de la RépubliqueNíkos Anastasiádis
Langues officiellesGrec moderne et turc
CapitaleNicosie35° 08′ N, 33° 28′ E
Plus grande villeNicosie
Superficie totale9 251 km2
(classé 167e)
Superficie en eauNégligeable
Fuseau horaireUTC +2
Indépendancedu Royaume-Uni
Date16 août 1960 accords signés,
1er octobre 1960 effective.
GentiléChypriote ou Cypriote
Population totale (20202)1 266 676 hab.
(classé 157e)
Densité137 hab./km2
PIB nominal (2013)23 milliards de dollars3
PIB (PPA)23,6 milliards de dollars3
PIB nominal par hab. (2013)24 867 $4 (31e)
PIB (PPA) par hab. (2017)28 748 $4 (36e)
IDH (2017)en augmentation 0,8695 (très élevé ; 32e)
MonnaieEuro (EUR​)
Code ISO 3166-1CYP, CY​
Domaine Internet.cy
Indicatif téléphonique+357
Organisations internationales ONU
UE

Chypre, en forme longue la république de Chypre (en grec Κύπρος, Kýpros, et Κυπριακή Δημοκρατία, Kypriakí Dimokratía, ce dernier signifiant littéralement « République chypriote » ; en turc Kıbrıs, Kıbrıs Cumhuriyeti ou encore, selon la terminologie officielle qui prévaut en Turquie et en RTCN : Güney Kıbrıs Rum Yönetimi, littéralement « Administration grecque de Chypre du Sud »), est un État situé sur l’île de Chypre dans l’est de la mer Méditerranée, dans le bassin Levantin. Bien que Chypre soit géographiquement proche de la région du Proche-Orient et la seule île majeure de la Méditerranée située en Asie (elle est une continuité géomorphologique de la péninsule anatolienne), le pays est rattaché politiquement à l’Europe et est membre de l’Union européenne (UE). Depuis 1974, le tiers nord de l’île, située au-delà de la ligne verte contrôlée par les troupes de l’ONU, est sous contrôle turc et en 1983, ce territoire sécessioniste s’est proclamé République turque de Chypre du Nord (RTCN). Cette dernière n’est pas reconnue par l’Organisation des Nations unies.

Chypre est réputée exercer de jure sa souveraineté sur l’ensemble de l’île (moins la zone britannique), c’est-à-dire sur un territoire d’environ 9 000 km2 ; cependant elle ne contrôle en pratique que la partie méridionale, soit environ 61 % du territoire (5 896 km2) auquel il faut aussi soustraire la superficie contrôlée par les casques bleus de l’ONU — la ligne verte dite « ligne Attila » — de l’ordre de 3,7 % du territoire.

Chypre est membre de l’ONU (depuis le 20 septembre 19606), du Commonwealth, de l’UE (depuis 20047), de l’OMC, de l’OSCE et de l’OIF. Chypre a intégré la zone euro le 1er janvier 2008.

L’île de Chypre, que les anciens Égyptiens nommaient « Alachia », les anciens Assyriens « Iatnana » et les Phéniciens « Enkomi », était dès l’Antiquité au carrefour d’importants courants commerciaux, assimilant au fil des siècles différentes cultures provenant de la Crète minoenne, de la Grèce mycénienne et de tout le pourtour du bassin Levantin ; son nom de « Kupros » (« Κύπρος ») signifie cuivre, en référence aux importants gisements de ce métal, qui assurèrent sa renommée et sa prospérité8 dans l’ensemble du bassin méditerranéen. Chypre était aussi connue pour ses nombreuses épices et plantations. L’histoire de Chypre fut très mouvementée et l’île subit de nombreuses tutelles : hellénique, romaine, byzantine, arabe, franque, vénitienne, ottomane et enfin britannique.

La république de Chypre actuelle obtient son indépendance du Royaume-Uni le 16 août 19609, celle-ci est régie par le traité de garantie qui réunit la Turquie, la Grèce et le Royaume-Uni. Ce dernier conserve deux bases souveraines dans le sud et l’est de l’île où sont stationnés près de 4 200 soldats britanniques.

Malgré cette paix fugace, les problèmes ne tardent pas à se manifester. Pour les milieux nationalistes grecs, la réunion de l’île à la Grèce (Énosis) est la dernière étape de la « libération » des pays de culture grecque, mais la minorité turque (18 % de la population) ne l’entend pas ainsi et les affrontements se multiplient pendant la décennie de 1960, surtout en 1964 et 1967, et plusieurs dizaines de personnes trouvent la mort, tant côté turc que grec. Le gouvernement du président Makários III, où les deux communautés sont représentées, peine à maintenir un équilibre. Lorsque la dictature des colonels se met en place en Grèce, de nombreux opposants grecs se réfugient à Chypre.

Le 15 juillet 1974, la garde nationale dirigée par des officiers grecs acquis aux colonels lance une tentative de coup d’État contre le président Makarios avec l’aide du groupe armé de l’EOKA B (branche armée et dissidente du mouvement « EOKA » qui souhaitait réaliser l’Enosis par des voies politiques). Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement arguant la protection des intérêts de la minorité turque, en lançant l’opération Attila, et occupe le nord de l’île en deux jours (s’assurant le contrôle de 38 % du territoire). En Grèce, le refus de l’armée de s’impliquer plus avant dans ce conflit provoque la chute de la dictature des colonels. Malgré la restauration de la république chypriote, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d’autre de la « ligne verte » (appelée « ligne Attila » par les Turcs). 200 000 Chypriotes grecs sont contraints à l’exode entre 1974 et 1975, chassés du territoire occupé par la Turquie ; les Chypriotes turcs sont forcés de s’installer au nord en 1975 à la demande de leur chef Rauf Denktaş, lors de pourparlers à Vienne (Autriche). Le 13 février 1975, se met en place l’« État fédéré turc de Chypre » qui n’est reconnu que par la Turquie. En 1983, il devient la « République turque de Chypre du nord »10. L’ONU désapprouve cette occupation dans sa résolution 541 du 18 novembre 1983. L’UNFICYP prend le contrôle de la ligne verte et fait respecter le cessez-le-feu. De nombreux réfugiés chypriotes grecs et turcs, chassés de leurs terres, s’exilent en Grande-Bretagne. La « République turque de Chypre du nord » s’appauvrit en raison de l’embargo international, tandis que la Turquie mène une politique de colonisation de Turcs d’Anatolie vers la partie nord de Chypre (politique condamnée par des résolutions de l’ONU), ce qui fait passer le pourcentage de turcophones dans l’île de 18 % en 1970 à 22 % en 199711. On compte aujourd’hui à Chypre 93 000 colons venus de Turquie12.

Depuis la partition, il ne reste en tout que deux villages mixtes dans toute l’île : Pyla dans l’enceinte de la base britannique de Dhekelia, et Agios Androlikos/Yeşilköy dans la « République turque de Chypre du nord ».

La ligne verte au niveau de la rue Ledra.

En 2003, la perspective de l’entrée de Chypre dans l’Union européenne [UE) permet un premier dégel, avec l’ouverture de points de passage sur la ligne verte, et une mission de bons offices du secrétaire des Nations unies, Kofi Annan. Le plan Annan, intervenant après trente ans de négociations infructueuses, propose d’instaurer un État confédéral, chaque État confédéré devant permettre l’installation (ou le retour) de 33 % au plus de résidents de l’autre communauté sur son sol. Bien que le nombre de Chypriotes turcs soit insuffisant pour atteindre ce taux au sud, alors que le nombre de Chypriotes grecs est largement suffisant pour l’atteindre au nord, ce plan fut accepté à plus de 65 % par les habitants du nord de l’île, mais rejeté à 70 % par ceux du sud lors d’un référendum : en effet, pour les Chypriotes grecs ayant été chassés du nord, la limitation à 33 % était inacceptable, étant donné qu’ils étaient environ 79 % des habitants du nord avant 1974 ; pour les Turcs en revanche, cela revenait à sauvegarder l’essentiel de leurs acquis tout en revenant dans la légalité internationale et en échappant à l’embargo et à la dépendance vis-à-vis d’Ankara. Au cours de ce référendum d’ailleurs, pour la première fois, des manifestations massives, rassemblant jusqu’à 50 000 personnes, ont eu lieu dans la partie occupée de Chypre, au cours desquelles la communauté chypriote turque a contesté ouvertement la politique sous tutelle d’Ankara du « président » Rauf Denktash, exigé sa démission, et exprimé son souhait de rattachement à la partie sud13. Le 1er mai 2004, la république de Chypre entre dans l’UE alors qu’une partie de son territoire est toujours occupée militairement par la Turquie, et depuis, l’inégalité économique entre les deux parties s’est aggravée. Tout progrès vers une solution à ce conflit qui sépare les deux communautés depuis 1974, semble désormais largement lié à l’avancée des négociations sur l’adhésion de la Turquie à l’UE : le retrait d’Ankara de Chypre est en effet l’une des conditions de cette adhésion. La création depuis 2005 de points de passage entre les deux côtés, permet aux populations de renouer des contacts et donne une lueur d’espoir en vue d’une amélioration de la situation.

En 2006, pendant la guerre du Liban voisin, Chypre sert de zone d’exfiltration aux milliers d’étrangers fuyant le pays. Par ailleurs une importante communauté libanaise maronite s’est installée à Chypre-Sud, à la suite de la guerre civile libanaise.

Le 3 avril 2008, malgré l’opposition de l’armée turque, la rue Ledra dans le centre de Nicosie, coupée en deux par un mur depuis 1974, est rouverte et devient le premier point de passage du centre de la ville14.

À partir de 2013 : la crise financière internationale frappe sévèrement l’économie chypriote, contraignant le gouvernement à une politique d’austérité à laquelle le parlement cherche à résister : les Chypriotes perdent confiance dans les instances multilatérales et réagissent en développant l’économie informelle. Toutefois, les ressources gazières découvertes au large de Chypre ainsi que les mesures prises par le gouvernement ont permis à la République de renouer avec la croissance15.

En ce qui concerne la réunification éventuelle de l’île, d’après l’AFP citée dans Libération le 20 mai 2014, « les discussions directes entre le nord et le sud ont repris en février, sous l’égide des Nations unies et grâce à l’appui marqué de Washington, après avoir été suspendues en 2012 »16.

Người Việt tại đảo quốc Chypre/Cyprus

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