Báo Tây (ParisMatch)tường thuật và nhận xét cuộc tranh luận 1 giữa 2 ứng cử viên TT Mỹ :Donald J Trump và Joe Biden

Trump-Biden : le débat en intégralité 

Paris Match | Publié le 29/09/2020 à 15h52 |Mis à jour le 30/09/2020 à 05h30 Adrien Gaboulaud et Kahina Sekkai

Donald Trump et Joe Biden sur la scène du débat à Cleveland, dans l'Ohio.
Donald Trump et Joe Biden sur la scène du débat à Cleveland, dans l’Ohio. Brian Snyder / Reuters

Pendant un peu plus d’une heure trente, mardi soir, Joe Biden et Donald Trump ont échangé à l’occasion du premier débat de la campagne présidentielle. La soirée a été marquée par une violence verbale inédite entre les deux candidats. 

Insultes et interruptions incessantes ont dominé le premier débat présidentiel, mardi soir à Cleveland, à un peu plus d’un mois de l’élection qui opposera Donald Trump au démocrate Joe Biden. Pendant un peu plus d’une heure et trente minutes, le journaliste Chris Wallace a peiné à contenir les élans de deux adversaires. Le milliardaire républicain, en particulier, est apparu tendu, et disposé à interrompre sans cesse l’ancien vice-président, ce qui n’a pas manqué de l’agacer. Sur le fond, les différences radicales entre les deux projets ont parfois émergé, sans toutefois qu’une discussion substantielle ne s’engage sur aucun sujet. Revoici, dans l’ordre antichronologique, les principaux éléments de ce débat hors-normes. 


4h39. Fin du débat.

4h35. «Allez-vous demander à vos partisans de rester calmes durant la période post-électorale et vous engagez-vous à ne pas proclamer de victoire avant que les résultats ne soient certifiés de manière indépendante?», demande Chris Wallace aux deux candidats. «Je demande à mes partisans d’aller dans les bureaux de vote et d’observer», répond Trump, qui sème à nouveau le doute sur une prétendue fraude. «Si je vois des dizaines de milliers de vote manipulés, je ne peux pas accepter ça.» Joe Biden, lui, répond simplement «oui», et indique qu’il acceptera les résultats de l’élection même s’il est battu.

4h27. Dernier sujet : l’intégrité de l’élection. «Vous pouvez déterminer ce à quoi ressemblera ce pays», lance Joe Biden aux électeurs, assurant que Donald Trump n’aura pas d’autre choix que de partir s’il est battu, alors que le président ne cesse de mettre en doute la légitimité de l’élection. Trump, lui, répète ses accusations sans fondement sur la fiabilité du vote par correspondance. «Ça va être une fraude comme vous n’avez jamais vu (…) Le 3 novembre, vous regardez et vous verrez qui a gagné», prédit Trump, qui n’a cessé de laisser entendre que les bulletins ne devraient pas être comptés au delà du soir de l’élection. «Il a juste peur de compter les votes!», rétorque Joe Biden.

4h26. Trump tente de faire à nouveau diversion en revenant sur les accusations concernant ses propos sur les militaires. «Ils les a traités de “bâtards stupides”», avance Trump pour tenter de salir son adversaire.

4h18. Chris Wallace ouvre la question du changement climatique. «Il nous faut mieux gérer nos forêts», répond Donald Trump en esquivant la question de l’origine du réchauffement. Le président préfère évoquer la qualité de l’air plutôt que la question du climat. «Je suis à fond pour les voitures électriques!», affirme-t-il en réponse à une question sur la suppression des normes anti-pollution décidées par son administration. «Nous pouvons créer des milliers et des milliers d’emplois», affirme Joe Biden pour justifier son plan de lutte contre le changement climatique. «La première chose que je ferais, c’est de rejoindre l’accord de Paris», que Trump avait abandonné avec fracas en 2017. Trump accuse Biden de soutenir le «green new deal», un plan ambitieux défendu par l’aile gauche du parti démocrate. Et caricature les mesures qu’il contient : «Ils veulent supprimer les vaches, aussi!»

“Je ne connais pas Beau, je connais Hunter”

4h16. Joe Biden revient sur les commentaires négatifs qu’aurait fait à plusieurs reprises Donald Trump sur les soldats. «Mon fils n’était pas un perdant!», tonne l’ancien vice-président, évoquant son aîné Beau, qui a servi en Irak, avant de décéder quelques années plus tard d’un cancer. «Je ne connais pas Beau, je connais Hunter», rétorque Trump, évoquant le second fils de son adversaire, qu’il n’a cessé d’accuser de corruption toute la soirée.

4h11. Les deux candidats évoquent leurs bilans. Trump évoque les arguments qu’il convoque habituellement : des budgets militaires conséquents, le système de santé pour les anciens combattants (pourtant réformé avant son mandat) et les juges républicains dont les nominations ont été entérinées à un rythme soutenu. Biden, lui, résume le bilan de son adversaire : «Nous sommes devenus plus faibles, plus malades et plus divisés.» Il affirme que Trump est le «chiot» de Vladimir Poutine, ce qui suscite une réaction de Trump. «Monsieur le président, votre campagne a accepté des réponses de deux minutes sans interruption, pourquoi ne respectez-vous pas ce que vous avez accepté?», s’agace Chris Wallace après une énième interruption de Trump. «Il ne tient jamais parole», glisse Biden.

4h07. Joe Biden est interrogé sur les émeutes dans l’Oregon. «Je ne suis pas aux responsabilités, maintenant», dit-il. «[Le gouverneur et le maire] peuvent gérer la situation s’il ne s’en mêle pas», affirme le démocrate, désignant le président. «Il ne veut pas calmer les choses», poursuit-il. «Il jette de l’huile sur le feu, constamment.» «Monsieur le président, êtes-vous prêt à condamner les groupes d’extrême droite et les milices?», interroge Chris Wallace. «Presque tout ce que je vois, ça vient de la gauche», répond Trump. Evoquant les Proud Boys, un groupe d’extrême droite violent, il leur lance : «Restez à distance et soyez prêts». Il ajoute : «Mais je vais vous dire, quelqu’un doit faire quelque chose à propos des Antifa et de la gauche», esquive le président.

4h01. «C’est lui le raciste», lance Biden, alors que Trump défend sa décision d’interdire certaines formations contre le racisme. «Es-tu favorable à la loi et l’ordre?», interroge Trump quelques secondes plus tard. «Il ne peut pas dire “la loi et l’ordre”, parce qu’il perdrait la gauche radicale», insiste Trump. «On n’est pas en 1950, ces appels du pied aux racistes ne marchent plus», réplique Joe Biden.

4 heures. Joe Biden présente une défense nuancée des manifestants anti-racistes, écartant toute violence, et affirme que la plupart des policiers sont eux aussi choqués par les morts d’Afro-Américains.

3h55. Le débat se tourne sur les questions de racisme. Joe Biden rappelle que Donald Trump a fait intervenir l’armée pour dégager des manifestants anti-racistes devant la Maison-Blanche, afin de pouvoir organiser une séance photo devant une église. Trump, lui, rappelle que Joe Biden était cosignataire d’une loi pénale de 1994 depuis dénoncée comme ayant participé aux incarcérations de masse, qui affectent au premier chef les Afro-Américains. «A propos de l’église et de l’armée, je viens d’avoir le soutien de plus de 250 chefs militaires!», affirme Trump.

3h52. Joe Biden perd patience. «Pas facile d’en caser une avec ce clown… Pardon, cette personne.» «Messieurs!», tonne Chris Wallace quelques secondes après, alors que Donald Trump parle sans interruption.

3h48. «On lui a donné une économie en plein boom, il a tout foiré», affirme Joe Biden. «Même avant le Covid, l’industrie était dans le trou», insiste le démocrate. Joe Biden s’emploie à démolir l’image d’entrepreneur maîtrisant les questions économiques. Trump tente une diversion en attaquant Hunter Biden, le fils de l’ancien vice-président.

“Pas facile d’en caser une avec ce clown”

3h43. Donald Trump se défend sur ses déclarations d’impôts. «Monsieur le président, allez-vous nous dire combien vous avez payé d’impôts en 2016 et 2017?», lance Chris Wallace. «Des millions de dollars», rétorque Trump. Pourtant, selon le «New York Times», le président a payé seulement 750 dollars pour ces années. «Il dit qu’il est malin parce qu’il peut tirer parti du code des impôts», souligne Joe Biden, annonçant une réforme fiscale. «Pourquoi tu ne l’as pas fait depuis 25 ans?», attaque Trump. «Parce que tu n’étais pas encore président à tout foutre en l’air», rétorque Biden.

3h40. L’économie, un des derniers thèmes sur lequel Trump conserve un avantage. «Il y a moins d’emplois aujourd’hui que quand il est devenu président, pour la première fois dans l’histoire», note Joe Biden, tentant d’attaquer le président sur un sujet où il jouit encore d’une certaine crédibilité auprès des électeurs.

3h34. «Quand j’en ai besoin, je porte un masque, pas comme lui, dès qu’il parle, il en porte un», affirme Donald Trump. «Les masques, ça fait une grande différente», déclare Joe Biden. Donald Trump, lui, justifie l’organisation de grands meetings où peu de gens se protègent et affirme que «personne ne viendrait» si Joe Biden avait organisé des événements similaires. Joe Biden répond que Donald Trump «ne se préoccupe pas de vous» et s’est montré «totalement irresponsable». «C’est un imbécile sur ce sujet», décoche Biden.

“Tu vas la fermer, mec?”

3h24. Le coronavirus, sujet difficile pour Trump. Joe Biden explique ce que le président aurait dû faire pour éviter 200 000 morts et se livre à une attaque directe, évoquant le temps passé par Donald Trump à jouer au golf. «On a fait un super boulot», affirme Donald Trump. «Je vais vous dire, Joe, tu n’aurais jamais pu faire le travail qu’on a fait, t’as pas ça dans le sang», se vante le président. «On est pour un vaccin, mais on ne lui fait pas confiance», lâche Joe Biden, en référence à la promesse que vient de réitérer Trump d’un vaccin disponible sous peu. Alors que Trump répète ses promesses d’une distribution rapide «avec l’armée», Joe Biden note : «C’est le même homme qui avait promis que tout ça aurait disparu à Pâques… (…) Pouvez-vous croire un instant ce qu’il vous dit après tous ses mensonges à propos du Covid?» Trump tente de détourner le sujet. «Ne me parle jamais d’intelligence, Joe», balance Trump, en accusant l’ancien vice-président d’avoir été «le dernier de sa classe». «Vas-tu te taire une minute?», intime à nouveau Joe Biden.

3h22. «Tu vas la fermer, mec?», finit par lâcher Biden. «Tu n’as rien fait depuis 47 ans», rétorque Trump.

3h17. «Monsieur le président, pouvez-vous le laisser finir?», interrompt à nouveau Chris Wallace, alors que Donald Trump multiplie les attaques tous azimuts, insultant Joe Biden. Le président paraît extrêmement tendu et déterminé à ne pas laisser Joe Biden parler. «Il n’a aucun plan pour la santé. (…) Il n’a pas de plan. Et la vérité, c’est que cet homme ne sait pas de quoi il parle», lance Biden.

“Monsieur le président, je suis le modérateur de ce débat, et je voudrais que vous me laissiez poser mes questions”

3h12. Première passe d’armes. Trump interrompt sans cesse Biden et tente de le présenter comme l’avatar d’un parti aux mains des «socialistes» sur les questions de protection sociale. Puis il change de sujet. «Si c’était toi, il y aurait eu 2 millions de morts, pas 200 000», lance Trump à propos du coronavirus. Le démocrate tente de se montrer imperturbable. Agacé, le président ne laisse pas le journaliste Chris Wallace s’exprimer alors qu’il rappelle que son administration n’a toujours pas supprimé Obamacare, en dépit de ses promesses. «Monsieur le président, je suis le modérateur de ce débat, et je voudrais que vous me laissiez poser mes questions», lanceChris Wallace. «Chris, j’imagine que je débats avec vous pas avec lui, mais ça me va», rétorque Trump. Joe Biden sourit et rit.

3h06. Première question sur la Cour suprême. Donald Trump note que «les élections ont des conséquences» pour justifier son choix de nommer une juge avant l’élection, après que les Républicains ont refusé en 2016 de faire de même alors que Barack Obama était président. «On a gagné l’élection, donc on a le droit de la choisir», dit-il à propos de la conservatrice Amy Coney Barrett, la candidate qu’il a désignée. «Le peuple américain a le droit de décider qui est la personne nommée», éplique Joe Biden. «L’élection a déjà commencé, des dizaines de milliers de personnes ont déjà voté», souligne-t-il. «L’enjeu, ici, c’est la suppression de la loi pour une couverture santé bon marché (Obamacare, ndr)», ajoute-t-il, recentrant la question sur un terrain difficile pour Donald Trump, qui n’a jamais tenu sa promesse de remplacer le populaire Obamacare par son propre système de protection sociale. «Je ne suis pas élu pour trois ans! Je suis élu pour quatre ans!», proteste en retour Donald Trump. Le milliardaire assure que la décision de la Cour suprême Roe v. Wade «n’est pas le sujet de l’élection», alors que l’entrée d’une nouvelle personnalité conservatrice à la Cour suprême pourrait justement conduire à une remise en cause de cette jurisprudence historique, qui a autorisé l’avortement dans tout le pays.

3h05. Dans une salle remplie de seulement quelques dizaines de personnes, Covid-19 oblige, Donald Trump et Joe Biden ont pris place à leurs pupitres. Le débat doit durer 1h30. Il est animé par Chris Wallace, de Fox News. Le journaliste a annoncé qu’aucune poignée de mains n’aurait lieu entre les deux candidats.

2h45. Avant le début des échanges, Joe Biden a publié un tweet pour ironiser sur les polémiques entretenues par le camp Trump. «C’est le soir du débat, donc j’ai mon oreillette et mes produits dopants prêts», a-t-il écrit, en accompagnant le message d’une photo montrant des écouteurs d’iPhone et une glace. Du côté de Donald Trump, on a fait connaître le nom de deux des invités du président : Alice Johnson, qui a reçu une grâce présidentielle après s’être exprimée à la convention nationale des républicains, et Colby Covington, une star de l’Ultimate fighting championship qui soutient de longue date le milliardaire.https://platform.twitter.com/embed/index.html?creatorScreenName=parismatch&dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1311084592338735104&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.parismatch.com%2FActu%2FInternational%2FTrump-Biden-tout-sur-le-premier-debat-presidentiel-1704842&siteScreenName=parismatch&theme=light&widgetsVersion=219d021%3A1598982042171&width=550px



Le contexte du débat

L’Amérique, et sans doute une bonne partie du monde, aura le regard fixé sur Cleveland, dans l’Ohio, ce mardi soir. A partir de 21 heures, heure locale (3 heures en France), Donald Trump et Joe Biden vont se retrouver pour le premier des trois débats qui doivent les opposer avant l’élection présidentielle du 3 novembre prochain. Le scrutin intervient en pleine pandémie de Covid-19, alors que le pays traverse une crise économique d’ampleur historique et qu’il se trouve à nouveau confronté à la question du racisme systémique après l’accumulation de morts de citoyens afro-américains aux mains de la police. Avant de pouvoir suivre en direct sur cette page les échanges entre les deux candidats, voici quelques éléments de contexte.

Les sujets choisis pour le débat. Six thématiques ont été retenues : la pandémie, l’économie, la Cour suprême, les bilans de Trump et Biden et «les questions raciales et de violence dans les villes». La formulation de ce dernier sujet, en particulier, a suscité les critiques d’une partie des soutiens de Joe Biden, certains déplorant également l’absence du changement climatique parmi les questions abordées.

Les impôts payés par Trump, question incontournable. Les révélations du «New York Times» sur les déclarations fiscales de Donald Trump seront un sujet inévitable pour le président. Cette vaste enquête journalistique montre que le milliardaire est surendetté et adepte de pratiques évoquant l’évasion fiscale. Surtout, elle a révélé que Donald Trump n’a payé que 750 dollars d’impôt sur le revenu en 2016 et 2017. Pour le républicain John Kasich, ex-gouverneur de l’Ohio qui a apporté son soutien à Joe Biden, cette polémique pourrait bien faire basculer certains électeurs. «Il y a des gens qui galèrent pour vivre et ils vont découvrir en se réveillant que cet incroyable magnat a payé 750 dollars? Je me fiche de ses excuses. Ça ne sent pas bon. Ça ne changera rien pour les gens qui lui étaient totalement favorables, ils seront toujours avec lui. Mais il y a ceux qui hésitent», a-t-il déclaré sur CNN. Selon le «New York Times», certains dans l’entourage du président s’attendent à ce qu’il répète une défense déjà déployée en 2016 face à Hillary Clinton lors du premier débat : ne pas avoir payé d’impôts ou très peu, «ça fait de moi quelqu’un de malin», avait-il rétorqué à la candidate démocrate. Le camp Biden, en tout cas, n’a pas perdu de temps pour exploiter le scoop du «Times». Le candidat a tweeté dès lundi un lien vers un «calculateur de taxes de Trump» permettant aux électeurs de calculer la différence entre leurs impôts et la somme versée par le président. La représentante Alexandria Ocasio-Cortez, qui travailla dans un bar avant d’être élue au Congrès, a noté sur Twitter qu’elle payait alors des milliers de dollars d’impôts. «[Trump] a moins contribué au financement de nos communautés que des serveuses et des travailleurs immigrés sans papiers», a-t-elle noté.

Comment les deux candidats se sont préparés. Les prédécesseurs de Donald Trump ont souvent traité leur premier débat de président sortant avec une forme de désinvolture. En 2012, Barack Obama avait été malmené par un Mitt Romney bien préparé, tout comme George W. Bush avait été mis en défaut par John Kerry en 2004. Donald Trump péchera-t-il par arrogance? Il semble en tout cas que l’actuel occupant de la Maison-Blanche n’a pas voulu trop s’investir dans la préparation des débats face à Joe Biden. Le 9 septembre, NBC News indiquait que Donald Trump n’avait pas l’intention d’organiser de débat de répétition. «C’est pas comme d’habitude, “il nous faut Chris Christie pour jouer Hillary Clinton” comme on l’a fait il y a quatre ans», a indiqué à la chaîne un allié du président. Selon le «New York Times», le républicain aurait indiqué à son entourage qu’il envisageait d’attaquer Hunter Biden, le fils de son adversaire, et d’évoquer les accusations de viol formulées contre Joe Biden par Tara Reade. Interrogé sur le débat dimanche lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, Donald Trump a simple indiqué que «deux gentlemen» l’ont «aidé» à préparer le débat. Tous deux sont «cinq fois plus intelligents que Joe l’endormi», a-t-il ajouté. «Je pense que tout ça, en fait, est une préparation pour le débat. Vous savez, je me prépare pour le débat tous les jours. Je réponds à des questions de vous autres tout le temps. Je veux dire, j’ai répondu à plein de questions ces dernières années, et pas lui», a expliqué Donald Trump. Le milliardaire a pourtant préféré les grands meetings où ses fans l’acclament aux échanges avec des électeurs. Quant aux questions de la presse, il se trouve parfois en difficulté. Au printemps dernier, la multiplication des dérapages lors des conférences de presse quotidiennes sur le coronavirus avait conduit l’administration Trump à suspendre ces interventions présidentielles. 

A lire :Avant le débat, Trump accuse Biden d’être dopé

Joe Biden, à l’inverse, est plongé depuis des jours dans des répétitions et des révisions de livres de préparation, selon le «New York Times». Habitué des gaffes et dérapages verbaux, le démocrate serait fermement décidé à ne pas se laisser entraîner dans une «bagarre» avec Donald Trump, selon des propos tenus à des donateurs début septembre. C’est Bob Bauer, un conseiller qui avait joué Bernie Sanders lors de la préparation pour les débats des primaires démocrates, qui a interprété dans certaines sessions le rôle de Donald Trump, note le «Times». 

Joe Biden favori des sondages

Chris Wallace, un modérateur venu de Fox News. Le journaliste Chris Wallace, employé par la chaîne ultra-conservatrice dont une majorité des animateurs défend Trump bec et ongles, arbitrera les échanges mardi soir. Dimanche, il a affirmé que son rôle était d’être «aussi invisible que possible». En 2016, il avait fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de corriger les éventuelles erreurs factuelles des candidats. Toutefois, Chris Wallace a déjà démontré qu’il pouvait pousser ses interlocuteurs dans leurs retranchements. En juillet, il avait mené une interview particulièrement difficile pour Donald Trump, peu habitué à devoir se justifier devant un interrogateur insistant.

Le point sur les sondages. Dans un système électoral fonctionnant selon le principe des grands électeurs, les sondages nationaux ne permettent pas de traduire toutes les subtilités d’une campagne présidentielle qui se joue en réalité dans une poignée d’Etats, les «swing states», ou «Etats-clés». C’est pour cette raison que Hillary Clinton, tout en remportant une nette majorité en 2016 avec près de 3 millions de voix de plus que son adversaire, a subi une défaite toute aussi nette dans le collège électoral, où Donald Trump a ravi 304 grands électeurs contre 227 seulement pour la démocrate.

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