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Coronavirus : Crépy-en-Valois, ville en veille

Par Valérie Auribault, envoyée spéciale à Crépy-en-Valois. Photos Denis Allard — 2 mars 2020 à 21:06

Au collège La Fontaine de Crépy-en-Valois, lundi.
Au collège La Fontaine de Crépy-en-Valois, lundi. Photo Denis Allard pour Libération 

Ecoles, crèches, piscine fermées… Les activités collectives sont réduites au minimum dans la commune de l’Oise, placée au niveau 2 de l’épidémie.

  •   Coronavirus : Crépy-en-Valois, ville en veille

«C’est une drôle de rentrée puisqu’il n’y en a pas en réalité», lâche un parent d’élève du collège Jean-de-la-Fontaine à Crépy-en-Valois, dans l’Oise. Les vacances scolaires terminées, les élèves devaient reprendre les cours ce lundi. Mais la commune, lieu de la première victime française du coronavirus Covid-19, le 26 février, et dont une deuxième habitante, octogénaire, est morte lundi, fait partie des neuf villes du département placées en niveau 2 par le ministre de la Santé, Olivier Véran. De ce fait, l’établissement scolaire n’ouvrait lundi matin ses grilles que pour accueillir les collégiens convoqués pour une évaluation médicale gratuite dispensée par des professionnels de santé de la réserve sanitaire : 185 élèves devraient ainsi être accueillis, accompagnés de leurs parents. Les dépistages seront effectués jusqu’à mercredi.

Marché

Lundi, au lycée Jean-Monnet de la commune, où enseigne l’épouse du professeur décédé, trois enseignants ont été déclarés positifs au coronavirus. Ils devraient être orientés vers des médecins des centres hospitaliers universitaires d’Amiens et de Lille. Dans le reste de la ville, établissements scolaires, crèches, salles et permanences municipales, piscine… Tous les lieux accueillants du public ont été fermés par arrêté préfectoral. Dimanche matin, les commerçants du marché, qui n’avaient pu prendre connaissance de l’arrêté pris à 22 heures la veille, ont dû replier leurs étals, les rassemblements collectifs étant interdits par le niveau 2 de l’épidémie.

Le maire de la commune, Bruno Fortier, lui-même dépisté positif au coronavirus, est désormais confiné chez lui. Sur les réseaux sociaux, il rappelle qu’il n’est «pas malade», et qu’il n’a «pas de fièvre». Toutes les personnes l’ayant côtoyé sont confinées. «Cela concerne tous les adjoints, confirme Pascal Fayol, premier adjoint au maire de Crépy-en-Valois. Je porte un masque. Pour l’instant, je n’ai pas de symptômes. Je fais le tour de la commune dans ma voiture pour m’assurer que tout le monde a pris connaissance de l’arrêté. Ce sont des mesures exceptionnelles pour nous. Nous sommes bien obligés de nous y plier.» Mêmes propos du côté de Murielle Wolski, adjointe en charge de l’Environnement : «Je ne tousse pas, je n’ai pas de rhume. Je reste tout simplement au chaud chez moi. Comme mon mari qui fait du télétravail. Il faut s’en tenir aux consignes, rester calme et voir si les symptômes se développent.» Le préfet de l’Oise, Louis Le Franc, et le sous-préfet de Senlis, Jean-Charles Géray, qui avaient participé à une réunion jeudi auprès du maire de Crépy-en-Valois, respectent à leur tour ces mesures de confinement. «Nous sommes confinés depuis dimanche en milieu de soirée. C’est l’application du principe de précaution. M. Fortier [le maire ndlr] n’a été déclaré “cas possible” que vendredi et son test positif n’a été connu que dimanche après-midi», précise Jean-Charles Géray. Même décision pour Etienne Champion, directeur général de l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France (ARS), qui «travaille à distance et exerce pleinement ses fonctions», précise l’ARS.

Crépy-en-Valois, le 2 mars 2020. Dans le centre-ville de Crépy-en-Valois (Oise), dont les établissements scolaires ont été fermés après la détection du virus Covid-19 (Coronavirus) dans la région.A Crépy-en-Valois, lundi. Photo Denis Allard

Plateforme en ligne

Malgré tout, la vie se poursuit à Crépy-en-Valois. Même si leurs établissements sont fermés jusqu’au 14 mars, les élèves continueront à bénéficier d’un enseignement grâce au Cned. Dès lundi, le lien vers une plateforme de ressources en ligne leur a été adressé ; 28 000 enfants seraient concernés dans l’Oise. Mais les syndicats de profs émettent des doutes sur l’état de préparation réel pour dispenser un enseignement complet à distance. Des dépistages pourraient avoir lieu dans d’autres établissements scolaires du département.

Valérie Auribault envoyée spéciale à Crépy-en-Valois. Photos Denis Allard

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