Chuyện Bắc Triều Tiên :Làm thế nào cậu Ủn ám hại cậu Nam,người anh cùng cha khác mẹ của mình !-Le courier International

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Corée du Nord. Comment Kim Jong-un a fait assassiner son demi-frère

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Doan Thi Huong (gauche) et Siti Aisyah, les deux femmes arrêtées après l’assassinat de Kim Jong-nam, le 13 février 2017. PHOTO Handout / Royal Malaysian Police / AFP

Le procès d’une Indonésienne et d’une Vietnamienne accusées d’être impliquées dans l’assassinat de Kim Jong-nam a commencé le 2 octobre à Kuala Lumpur. Dans une enquête, le magazine américain GQ détaille la machination de la Corée du Nord pour se débarrasser de l’encombrant demi-frère du dictateur.

Le 13 février dernier, à 8h59, un homme s’enregistre aux bornes de la compagnie Air Asia, à l’aéroport international de Kuala Lumpur. Une jeune femme, Siti Aisyah, lui couvre les yeux avec ses mains, avant de les passer sur sa bouche, y laissant une trace huileuse.

Qui êtes-vous ?”, lance l’homme

“Désolée, désolée”, répond-elle en disparaissant.

Une seconde plus tard, une jeune Vietnamienne entoure le même voyageur de ses bras et passe également ses mains sur son visage avant de disparaître à son tour.

Elles viennent d’appliquer sur le visage de l’homme “du VX, un produit classé par les Nations unies comme une arme de destruction massive. Il en a absorbé une dose létale”, écrit le magazine américain GQ. L’homme se plaint de crampes. En quinze minutes ses muscles sont paralysés. Incapable de respirer, il meurt.

Le lendemain, les agences de presse sud-coréennes dévoilent l’identité de la victime. Il s’agit de Kim Jong-nam, le demi-frère du président de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

“Une série vidéo en caméra cachée”

Le magazine américain revient en détail sur la manière dont les services secrets nord-coréens ont préparé minutieusement cet assassinat. Un meurtre exécuté en plein jour, dans un aéroport international.

“Seules les deux jeunes femmes comparaissent devant la justice malaisienne – risquant la pendaison si elles sont reconnues coupables d’assassinat”, souligne le magazine. Or la situation pose des questions fondamentales :

Comment deux jeunes femmes originaires de zones rurales se sont-elles retrouvées impliquées dans un complot international ? Et pourquoi ont-elles été manipulées pour tuer Kim Jong-nam de manière aussi horrible ?”

Le journaliste s’attache à retracer le parcours de Siti. Elle a grandi dans un village typique de l’Asie du Sud-Est. Attirée par les lumières de la ville, elle rêve de devenir célèbre mais doit se contenter d’un emploi d’ouvrière du textile dans la capitale indonésienne Jakarta. Puis, après une séparation d’avec son mari, elle se retrouve dans les boîtes de nuit sordides de Kuala Lumpur, pour gagner de l’argent et en envoyer à sa famille.

En janvier 2017, elle travaille comme prostituée depuis quatre ans quand un homme, appelé James, lui est présenté. Ce n’est pas un client habituel.

Le journaliste relate, à travers le témoignage des amis de Siti, l’engrenage qui se met en place :

James lui explique qu’il produit une série vidéo en caméra cachée qui sera diffusée sur YouTube en Chine et au Japon. Il lui demande alors d’enduire le visage d’une Vietnamienne d’une huile pour bébé pendant qu’il filme la scène. Rien ne semblait étrange. Tout se passait en public.”

James demande à Siti de refaire la même chose à plusieurs reprises dans les jours et les semaines qui suivent. La jeune femme se réjouit : elle reçoit deux billets de 100 dollars après chaque intervention, une somme astronomique pour elle, qui gagne 15 dollars par passe. Les lieux des mises en scène changent. Les aéroports succèdent aux centres commerciaux. Elle part même avec son mentor à l’aéroport de Phnom Penh, au Cambodge.

Un pion dans l’équilibre de la terreur

Puis, le 13 février arrive. Le mentor de Siti lui désigne un homme. Elle exécute la même mise en scène que depuis des semaines. Une Vietnamienne se prête au même exercice. Cinq espions nord-coréens observent les deux femmes avant de prendre immédiatement un vol et de disparaître.

Après son arrestation, Siti est persuadée durant plusieurs jours que son emprisonnement fait partie de la série vidéo pour laquelle elle pense avoir été recrutée. Quand elle comprend enfin que l’homme qu’elle a touché à l’aéroport est mort et qu’il s’agit de Kim Jong-nam, elle fond en larmes dans sa cellule. Le 2 octobre, à l’ouverture de son procès, elle a plaidé non coupable. Tout comme sa coaccusée, Doan Thi Huong.

Mais ces “pions” servent un projet du président de la Corée du Nord, Kim Jong-un, explique à GQ Nan Sung-wook, un professeur de l’université de Corée, connu pour ses recherches avec les services secrets sud-coréens.

Le choix de tuer Kim Jong-nam de cette manière en public, est, selon lui :

un message de Pyongyang au monde. Une manière de l’horrifier en utilisant une arme chimique dans un aéroport.”

Car “en faisant usage d’une telle arme dans un lieu symboliquement fort pour l’ensemble de la communauté internationale, reprend GQ, la Corée du Nord lance un avertissement général : ne nous contrariez pas.”

Kim Jong-un souhaite régner longtemps et négocier à armes égales avec les puissances planétaires, écrit le magazine. “La seule manière d’y parvenir est de terroriser le monde avec ses armes. Il a un grand projet, et cette machination faisait partie de ce grand projet”.

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