En Arizona, le mur de Donald Trump existe déjà(Chuyện nhức đầu của (đế quốc giẫy chết)Mỹ : hàng triệu di dân bất hợp pháp từ Nam Mỹ đến tìm cuộc sống tốt đẹp hơn…)

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En Arizona, le mur de Donald Trump existe déjà

À en croire M. Donald Trump, la frontière américano-mexicaine serait une passoire que seule la construction d’un « grand et beau mur », long de 3 200 kilomètres, pourrait obstruer. Les États-Unis n’ont pourtant pas attendu leur nouveau président pour traquer les migrants clandestins. En Arizona, le désert, les patrouilles de police et les milices citoyennes les tiennent en échec.

 

En Arizona, le mur de Donald Trump existe déjà

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Électrice de M. Donald Trump. De la série « Los Trumpistos ».
Collectif Riverboom, 2016. Riverboom – Institute

Passé la ville de Sierra Vista, en Arizona, et après plusieurs kilomètres de sentiers poudreux, la frontière se profile. Sur une colline aux avant-postes surgit le ranch de M. Glenn Spencer. Rasé de frais, le vieil homme s’est levé comme chaque jour à 3 heures du matin pour intercepter les échanges radio des agents de la police migratoire, la US Border Patrol.

Dans le cercle des militants anti-immigration, ce retraité est une légende. Fondateur du groupe American Border Patrol, auteur d’un blog constamment mis à jour et très actif sur les réseaux sociaux, il se targue d’être l’un des premiers à avoir théorisé la reconquista,soit l’invasion programmée des États-Unis par le Mexique. Selon cette doctrine populaire au sein de la « droite alternative » (alt-right), l’immigration hispanique répondrait à une soif de revanche historique, après les défaites militaires du XIXe siècle qui ont conduit à l’annexion d’une immense partie du territoire mexicain par les Américains.

L’élection de M. Donald Trump l’a empli de joie, comme 49 % des votants de l’Arizona (près de 4 points de plus que Mme Hillary Clinton). À 80 ans révolus, M. Spencer a survécu à toutes les lubies anti-immigration, notamment les groupes d’autodéfense armés, les fameux vigilantes, qui ont essaimé en Arizona après le 11 septembre 2001 et patrouillaient dans le désert en treillis pour intercepter migrants et trafiquants de drogue. Leurs leaders sont morts, en prison ou disparus des radars. « C’était destiné à échouer. Imaginez ces types, au sommet d’une montagne, avec leurs chaises longues, leurs bières et leurs AK-47. Totalement inefficaces. C’est l’ennui qui les a tués », estime M. Spencer. Ses méthodes sont plus modernes. Il a installé sur sa propriété des détecteurs sismiques enfouis à intervalles réguliers et rêve de voir le dispositif étalé sur les 3 145 kilomètres de frontière qui séparent les deux pays. Après quatorze années de travail et grâce à l’aide d’une petite équipe dévouée, les détecteurs « sont (…)

À suivre

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