Chuyện của Tây :Tờ Tờ “En Marche”(vòng tay học trò Pháp) Macron nhân ngày “cách to gui dê”(14/7)

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Báo Le Figaro

Macron profite de son premier 14 Juillet pour asseoir son style

Édouard Philippe, Melania et Donald Trump, Emmanuel Macron et son épouse, Brigitte, assistent aux cérémonies du 14 juillet sur les Champs-Élysées, vendredi à Paris.

Le chef de l’État a assisté au défilé militaire des Champs-Élysées, en compagnie de Donald Trump. En fin de journée à Nice, il présidait l’hommage aux victimes de l’attentat de la promenade des Anglais.

Le style Macron s’installe. Cérémonie après cérémonie, discours après discours, symbole après symbole, le chef de l’État dessine les contours de la présidence qu’il entend mettre en place pour son quinquennat. Celle d’une monarchie républicaine assumée, autoritaire et cool, réaliste et opportuniste, rassembleuse et clivante. C’est tout cela qu’Emmanuel Macron a montré en même temps à l’occasion des cérémonies du 14 Juillet à Paris le matin puis des commémorations de l’attentat de Nice dans l’après-midi.

C’est en tout cas en majesté que le chef de l’État a présidé au défilé militaire sur les Champs-Élysées auquel il avait convié le président américain, malgré la défiance que ce dernier peut inspirer. Pour Emmanuel Macron, il s’agissait surtout de prendre de la hauteur en replaçant la relation franco-américaine dans une perspective historique, bien au-delà de la seule personne de Donald Trump. Cent ans après l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, l’occasion était belle.

«Toujours durant notre histoire, nous avons trouvé des alliés sûrs, des amis qui sont venus à notre secours (…) Rien ne nous séparera jamais», déclare Emmanuel Macron à l’issue du défilé dans une «adresse à la nation» depuis la tribune présidentielle. «En ce 14 Juillet, nous célébrons la France, nous célébrons ce qui nous unit: ce goût absolu de l’indépendance qu’on appelle liberté, cette ambition de donner à chacun sa chance qu’on appelle égalité, cette détermination à ne laisser personne au bord du chemin qu’on appelle fraternité», explique-t-il aussi dans son petit discours. Une façon de prendre de la hauteur. Une façon aussi de ne pas se soumettre aux interrogations bassement terre à terre qu’il aurait dû affronter s’il avait maintenu la traditionnelle interview du 14 Juillet. «Les figures imposées, ce n’est pas son truc», justifie-t-on dans son entourage. D’ailleurs, plutôt que de faire jouer les traditionnelles musiques militaires par la fanfare de l’armée à l’issue du défilé, Emmanuel Macron avait programmé un pot-pourri de chansons du groupe Daft Punk ainsi qu’un morceau du chanteur Michel Fugain: C’est la fête. Il y avait pourtant de quoi interroger le chef de l’État, notamment sur sa passe d’armes de la veille avec l’armée sur la question du budget de la Défense. À sa place, c’est son premier ministre Édouard Philippe qui s’en charge pendant qu’Emmanuel Macron raccompagne Donald Trump à sa voiture. Après le départ du président américain, changement de décor. Mais pas de tonalité.

Rencontre à huis clos

Le convoi des officiels français s’ébranle en direction de l’aéroport de Villacoublay. Plusieurs Falcon patientent sur le tarmac. À 13 heures, Emmanuel Macron et son épouse embarquent en direction de Nice, en compagnie de François Hollande et Nicolas Sarkozy. Se retrouvent dans le même appareil, l’ex-mentor socialiste d’Emmanuel Macron et l’ancien patron de l’UMP, avec qui le président a dîné la semaine dernière début juillet à l’Élysée (nos éditions du 10 juillet). Le symbole est clair. Montrer que le rassemblement des Français est possible, par-delà des familles politiques. Plus question de revivre la polémique sur la sécurité qui avait entaché, il y a un an, l’unité nationale, au lendemain de la tuerie de Nice. De son côté, le président du Sénat Gérard Larcher monte à bord d’un autre avion. Continuité de l’État oblige – le deuxième personnage de l’État ne voyage jamais avec le président de la République.

Pendant ce temps-là, à Nice, des badauds patientent près de la mairie. Le soleil est écrasant. Le quartier du centre-ville a été placé sous très haute surveillance (policiers à cheval, militaires armés jusqu’aux dents, plages fermées, cloisons installées pour créer une zone protégée, promenade des Anglais interdite à la circulation). Vers 16 heures, le président fait son apparition avec Brigitte Macron. «Merci d’être venu», leur lance le premier édile, Christian Estrosi. Une rencontre se tient alors à huis clos dans le grand bureau du maire. Celui-ci évoque le sort des familles de victimes. En guise de clin d’œil, il offre au président un maillot de l’équipe de foot de l’OGC Nice, dont l’équipementier s’appelle Macron – la marque est bien visible. Depuis la campagne, les deux hommes se sont beaucoup rapprochés politiquement.

À la sortie, la foule acclame Emmanuel Macron, qui serre quelques mains. Un Niçois: «Magnifique, votre discours de ce matin…» Une femme interpelle le président: «Promettez-moi que cela n’arrivera plus jamais!» «Je le promets», assure Emmanuel Macron, le ton grave. Le président arrive enfin place Masséna. Il passe en revue les troupes, remet la Légion d’honneur à des héros anonymes s’étant illustrés pendant les tragiques événements. L’émotion monte d’un cran quand Christian Estrosi décore Franck Terrier, l’homme qui avait bondi de son scooter pour tenter d’arrêter le camion du terroriste. Une longue ovation monte alors depuis la tribune officielle, peinte aux couleurs tricolores. Au premier rang, se tiennent debout François Hollande, Nicolas Sarkozy et le prince Albert II de Monaco. Un défilé militaire commence. La Patrouille de France colore le ciel radieux de la Côte d’Azur. Ces mêmes Alpha Jet avaient volé, quelques heures plus tôt, à Paris. La boucle est bouclée. Emmanuel Macron, qui voulait imprimer son image de rassembleur, assure aux Niçois que «tout sera fait pour que la République regagne votre confiance». Après l’attentat, une polémique était apparue sur le rôle de l’État. La décision du président de la République de ne pas reconduire le secrétariat d’État à l’aide aux victimes avait aussi été très mal accueillie. Disant comprendre «la colère contre l’État», Emmanuel Macron a assuré que «tout sera maintenu» dans l’aide aux victimes du terrorisme. Puis le chef de l’État a conclu: «Nous sommes debout.»

 

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